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Les voitures de location volées étaient revendues en Serbie
PRESSE
Descriptif du produit :
Des voitures louées
sous de fausses identités dans des agences parisiennes, puis rapidement
acheminées vers la Serbie via l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie...
Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le crime
organisé (OCLCO), de la Direction centrale de la Police Judiciaire,
viennent de démanteler un vaste réseau de trafiquants de voitures. Six
personnes soupçonnées d'appartenir à cette organisation ont été
interpellées au cours
du mois de mars. Elles ont toutes été mises en examen pour
«escroqueries en bande organisée» et «faux et usage de faux documents
administratifs» par un juge d'instruction du pôle financier
de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris.
Deux
d'entre elles ont été placées en détention provisoire.
«Le dernier complice a été arrêté le 23 mars dans le XIXe arrondissement
de Paris, confie une source proche de l'affaire.
Au cours de la
perquisition de son logement, de faux documents administratifs ayant
servi pour la location de plusieurs véhicules dérobés ont été
découverts. Il a reconnu son implication dans les vols.» En charge des
investigations, les enquêteurs de la brigade nationale de répression du
banditisme et des trafics (BNRBT), rattachée à l'OCLCO, sont parvenus à
déterminer que les voleurs agissaient pour le compte d'un commanditaire
serbe.
Réfugié à Belgrade (Serbie), Aleksandar a été identifié comme
étant à la tête de cette organisation.
«Une petite dizaine de véhicules, allant de la Volkswagen Golf au 4x4
Range Rover en passant par une Citroën Picasso, ont ainsi été dérobés
via des dossiers de location constitués avec des faux papiers, ajoute la
même source. Cette équipe a notamment été confondue car elle utilisait
le même alias pour les différents dossiers de location. La particularité
de cette affaire est surtout qu'elle associe des jeunes délinquants de
cité à des malfaiteurs chevronnés, issus des pays de l'ex-Yougoslavie.
C'est une première. La connexion entre les différentes parties s'est
faite à l'occasion d'emplois dans le milieu de la sécurité privée.»
Source : LE PARISIEN
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